Ma petite tente.

 

Ma tente, mon passeport de liberté, mon nid d'intimité en itinérance.

Depuis tout jeune, ma tente revêt à mes yeux une importance toute particulière. Et lorsqu'adolescent, j'ai commencé à gagner quelques sous, une petite tente "de montagne" a été l'un de mes premiers achats d'importance.

C'est extraordinaire tout ce que sait m'offrir ce petit paquet de tissu. 2 kg, ma maison de 2kg...

Elle m'offre pour la nuit qui tombe, le petit espace clos qui m'apportera le confort d'une nuit sereine. Et paradoxalement, ce petit paquet de tissu et d'intimité représente aussi le passeport qui me permet de m'ouvrir à l'autre, à l'inconnu croisé en fin d'après midi. Vous vous imaginez, vous, arrivant en soirée sur un village, un hameau, et demander à la première personne croisée qui vous est sympathique, un lit pour la nuit ? Certainement pas. Moi non plus d'ailleurs.  Par contre, chaque soir, je me permets de questionner la personne rencontrée : Je voyage avec mes mules de bât, est-ce qu'il me serait possible de poser mon bivouac, par ici ou par là ? Rien de choquant. C'est bien mon autonomie, ma petite tente, qui me permet cette interpellation. Et c'est bien la présence de celle-ci, qui permet à mon interlocuteur de me répondre en toute liberté, et de s'ouvrir à la rencontre éventuelle que je lui propose, selon son propre souhait, sa propre disponibilité, sa curiosité... Certains, rares, m'auront dit non, d'autres m'auront proposé un petit bout de terrain sans plus s'occuper de moi, mais d'autres, les plus nombreux auront entamé le dialogue, et grâce à ma petite tente, j'aurai passé ainsi quelques bien chaleureuses soirées... 

Mais ma petite tente, c'est bien plus que cela : "mon petit nid d'intimité en itinérance". Contrairement au voyageur de commerce, qui passe d'hôtel en hôtel, d'une soirée sur l'autre, je ne change pas de "couche" chaque soir ; non, je transporte mon petit espace d'intimité, et je crois bien que sur la durée, cela fait toute la différence. J'y ai organisé mon espace, et quotidiennement, c'est la même petite chambre que je retrouve, au coeur de laquelle je m'endors bien rapidement et sereinement. Quand sur le petit matin, les chants d'oiseaux redoublent de diversité et d'intensité, je sais alors qu'il est entre 5 et 6 heure du matin, et que je peux tranquillement repartir au pays des songes pour une petite paire d'heures. En fait j'y ai souvent dormi d'un sommeil beaucoup plus réparateur que dans bien des chambres...

 

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Crédit photos :
Merci aux "muletiers - photographes" : Olivia Bousquet - Jacques Chenel - Claire Laurens - Olivier Michaud - Genviève Mitha Cornier - Jessica Pion Roux - Jean Claude Rivoal - Paul Jeitz - Hervé Magnin - Nicole Texier

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