Petit avant goût du bonheur

 

C'était début février :

              Depuis une semaine je suis excité comme une puce, impatient comme un petit gamin avant noël ! Le projet a doucement pris sa place, petite lumière parmi d'autres sur mon horizon. Maintenant, il s'impose bien présent, lumineux, au bout de la semaine. J'ai annoncé mon départ il y a peu. Manière de poser la date, le fanion, le point de repère autour duquel s'organisent mes dernières obligations . Rompre avec le quotidien impose de dresser la liste, de rayer l'un après l'autre la multitude des derniers impératifs... Ouvrir l'espace de liberté demande de cocher et de raturer !

               La préparation d'un beau projet est en soi moment de bonheur. Pour toute randonnée, il s'agit de la vivre avant l'heure en épluchant les cartes : jauger les distances, organiser les étapes, deviner les reliefs, les dénivelées, les paysages, estimer les horaires, les présences humaines. Pour tout voyage, assis à ma table, devant l'ordi, j'explore... je visualise les photos disponibles, vais à la pêche aux commentaires laissés sur la toile, j'imagine, je projette, et déjà je suis parti. Il m'est arrivé d'y passer la nuit...

              Partir pour un voyage “au long court“ avec mes 2 mules, puisque c'est cela dont il s'agit, m'emmène sur un tout autre terrain. Au diable les cartes, je verrai bien au fur et à mesure de la route. J'ai sur le sujet l'expérience qui me permet cette liberté. Par contre je suis fort conscient que voyager durablement avec des animaux de bât ne s'improvise pas. Certes j'ai l'expérience professionnelle de mes “séjours muletiers“. Mais la saison est autre, la durée n'a rien à voir, et le matériel sera tout autre : légèreté là où, lors de mes séjours muletiers professionnels, je charge et use de la fabuleuse capacité de portage des copines. Selles plutôt que bât, y compris pour la mule bâtée ! Sacoches dimensionnées pour mes petites affaires, tout en prenant en compte la nécessité d'assurer l'autonomie alimentaire de mes 2 montures ; en février, l'herbe des talus risque d'être bien peu nourrissante pour l'aventure.

             Depuis longtemps, la place du bouquin d'Emile Brager “technique du voyage à cheval“ est sur ma table de nuit. J'y voyageais régulièrement, échappées régulières de mes soirées, les questionnements surgissent au fil des pages, autant que les solutions proposées. Les problématiques à résoudre je les connaissais donc depuis quelques temps. Aussi à 3, 4 semaines du départ, suis-je entré rapidement dans les détails. Tenant compte du matériel que j'avais déjà, que me fallait-il adapter, compléter, faire réaliser sur mesure. C'est avec délice que je découvre les petits réchauds à bois qui existent sur le marché ; c'est avec l'aide de Grégory, matelassier sur le bourg de Mens, que je cogite aux protections pluie, cape, bâche de selle... polyvalence est le maitre mot ; c'est avec curiosité que je courre à la "vieille usine" dénicher le tissu adapté aux protections du matériel autant que du bonhomme, qu'il soit à pied, à cheval, ou en bivouac...

                Le voyage durera 7 semaines, mais le vent frais et pimenté des espaces à parcourir est entré dans ma vie bien avant, et c'est avec régal que j'aborde cette aventure...

 

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06 77 80 58 56

Crédit photos :
Merci aux "muletiers - photographes" : Olivia Bousquet - Jacques Chenel - Claire Laurens - Olivier Michaud - Genviève Mitha Cornier - Jessica Pion Roux - Jean Claude Rivoal - Paul Jeitz - Hervé Magnin - Nicole Texier

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